La plateforme Pitit Dessalines met en relief une forme « d’esclavage moderne »

Par Alter Presse, Haïti, le 3 août 2017 

Le principal dirigeant de la plateforme politique Pitit Dessalines, également ancien sénateur du Nord et ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2016, Jean Charles Moïse, dénonce une forme « d’esclavage moderne », en référence à ce qui se passe dans la branche de la sous-traitance en Haïti, lors d’une conférence de presse, tenue ce jeudi 3 août 2017, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse. 

Moïse a exprimé cette position, environ une semaine après la publication, le 28 juillet 2017, d’un arrêté présidentiel, fixant le salaire minimum journalier, dans différentes branches, dont celui de la sous-traitance, à 350.00 gourdes au lieu des 800.00 gourdes réclamées par les syndicats ouvriers (Ndlr : US $ 1.00 = 64.00 gourdes ; 1 euro = 79.00 gourdes, 1 peso dominicain = 1.60 gourde aujourd’hui). 

Le président d’Haïti, Jovenel Moïse, n’avait aucune volonté d’augmenter le salaire minimum journalier en Haïti, estime la plateforme politique Pitit Dessalines. 

« Le gouvernement a violé le droit des ouvrières et ouvriers. Nous sommes dans un système, basé sur l’esclavage, la féodalité et le capitalisme ». 

Tout en rappelant combien les ouvrières et ouvriers possèdent un droit sacré pour manifester, la plateforme politique Pitit Dessalines condamne le comportement des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh), qui avaient fait échec, le lundi 31 juillet 2017, au lancement d’une nouvelle semaine de mobilisation,ouvrière dans les rues de Port-au-prince. 

Les ouvrières et ouvriers de la sous-traitance ont été empêchés de défiler dans les rues de la capitale, Port-au-Prince, tôt dans la matinée du lundi 31 juillet 2017, par des agents de la Pnh. 

La Centrale nationale des ouvrières et ouvriers haïtiens (Cnoha) a également fustigé le comportement « anti-syndical du gouvernement haïtien et des patrons d’usines ».. 

La Cnoha appelle les ouvrières et ouvriers à rester « soudés », en attente de nouveaux mots d’ordre de mobilisation. 

Les organisations ouvrières sont en concertation, en vue de définir de nouvelles stratégies dans la lutte, souligne la Cnoha.