Affaire Sonson La Familia: Le RNDDH exige l’application de l’arrêt du 8 mai 2018

Par Haiti Press Network, publié le 8 mars 2019 

Au fait, le réseau national de défense des droits humains RNDDH, demande à la Cour de Cassation, la plus haute juridiction du pays, de s’assurer que les nommés Roodly Ethéart allias Sonson La Familia et Renel « Le Récif » Nelfort soient à nouveau incarcérés conformément à l’arrêt que la Cour de Cassation avait rendu en mai dernier. 

Par cet arrêt, la Cour avait annulé le jugement que le tribunal criminel siégeant sans assistance de jury avait rendu trois ans plus tôt, soit le 17 avril 2015, pour libérer les deux hommes présentés comme les principaux cerveaux de l’association criminelle baptisée « gang Galil ». 

Le RNDDH rappelle que c’est en écho à la clameur publique, offusquée par cette libération, que le parquet près le tribunal de première instance de Port-au-Prince avait exercé un pourvoir en cassation. 

Dans une correspondance adressée au nouveau président de la Cour, Me René Sylvestre, le RNDDH dit constater que, près de 10 mois plus tard, l’arrêt de la Cour n’a toujours pas été suivi d’effet. 

L’organisme de droits humains est d’autant plus consterné en constatant le traitement infligé à un dossier, qui avait pourtant défrayé la chronique. 

En menant son enquête, le RNDDH affirme avoir découvert que le TPI de Port-au-Prince n’aurait pas été signifié de l’arrêt de mai 2018 alors qu’entre le greffe de la Cour de Cassation et celui du parquet  près de ladite Cour, il y aurait confusion. 

En effet, le greffe du parquet près la Cour de Cassation nie avoir reçu ce document, l’arrêt de mai 2018, que le greffe de la Cour affirme lui avoir envoyé pour les suites nécessaires. 

Des faits pour le moins  troublants pour l’organisme de droits humains qui rappelle que Sonson La Familia et Renel Le Récit ont été jugés pour enlèvements, séquestration, blanchiment des avoirs, faux et usage de faux, trafic illicite de stupéfiants, usurpation de titres, vols de véhicules, détention illégale d’armes à feu entre autres. 

Le RNDDH soutient par ailleurs que leur association de malfaiteurs, gang Galil, s’est rendu coupable de crimes odieux dont l’enlèvement d’au moins 17 personnes et l'assassinat d’au moins 4 autres. 

Le RNDDH presse le nouveau président de la Cour de Cassation de faire respecter la décision de la plus haute instance juridique du pays dans toute sa teneur.